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Certains pays comme la Chine ou la Russie n’ont pas attendu les dernières crises financières pour refaire le plein d’or : la demande provient ici à la fois des particuliers et des institutionnels, emmenée par d’importants achats de la part des banques centrales, une stratégie mise en place en Russie dès l’arrivée de Vladimir Poutine à la tête du Kremlin au début des années 2000 : En l’espace de 20 ans, la banque centrale russe a reconstitué ses réserves en or de manière spectaculaire : de moins de 450 tonnes d’or en 1998, Les spécialistes des métaux précieux soulignent aussi le rôle incontournable de Pékin dans l’évolution favorable des cours : la Chine est non seulement le plus grand producteur d’or dans le monde, mais aussi l’un des plus gros acheteurs via sa banque centrale : Jusqu’à 15% des achats mondiaux provenaient encore récemment de ce pays, souligne le World Gold Council... Depuis plusieurs années déjà, les autorités chinoises cherchent en effet à diminuer leur dépendance au dollar, alors que Pékin est historiquement un des grands détenteurs de la dette américaine. Les investisseurs chinois en premier lieu misent sur l’or car les marchés actions et l’immobilier demeurent particulièrement fébriles dans la région.
D’importants achats proviennent également de Turquie, le pays ayant subi ces dernières années une poussée inflationniste sans précédent : Les particuliers ont cherché logiquement à protéger leur épargne des dégâts d’une érosion monétaire dévastatrice pour leur patrimoine et leur pouvoir d’achat... En France, tandis que la hausse des prix tend désormais plutôt à s’assagir, la plupart des conseillers financiers continuent cependant de recommander d’investir dans l’or à hauteur de 5 à 10% des portefeuilles pour des raisons prudentielles et de saine diversification d’épargne. Une nouvelle jeunesse pour la « relique barbare » ? Dans un passé pas si lointain, en période d’aversion au risque, les investisseurs pouvaient se tourner vers la dette publique américaine en achetant des bons du trésor US... Mais, compte tenu de la récente crise des droits de douane, les investisseurs se sont dernièrement détournés des obligations d’État et du dollar, à commencer par certains gros institutionnels asiatiques dans un contexte budgétaire toujours plus dégradé aux États-Unis. L’once d’or est ainsi devenue « la seule véritable valeur refuge restante », selon les analystes de la banque américaine Jefferies. « La menace qui pèse sur l’indépendance de la Fed soutient aussi le marché... Les investisseurs considèrent de plus en plus le métal précieux comme une valeur refuge incontournable en période d’instabilité politique et économique ». Goldman Sachs prévoit même que l’once pourrait atteindre les 5.000 dollars d’ici le milieu de l’année prochaine... Autre facteur de hausse pour le métal précieux : la résurgence de l’inflation dans le monde qui a suivi la crise sanitaire du Covid et le début de la guerre en Ukraine, ce qui a largement alimenté la demande mondiale d’or pour tenter de se prémunir face à cette érosion monétaire brutale... En vue du second semestre 2025, les experts anticipent désormais de nouveaux arbitrages de la part des fonds d’investissement au profit de certaines matières premières ou d’actifs dématérialisés comme les cryptomonnaies par souci de diversification, tandis que le marché se prépare progressivement aux prochaines baisses de taux directeurs des banques centrales, emmenées par la Fed et la BCE, sans doute à partir de l’été... C’est pourquoi le potentiel de l’or semble toujours aussi prometteur à moyen/long terme. Face aux autres placements, l’or rassure ! Inflation non contrôlée, surendettement des États, conflits armés qui se multiplient dans le monde... tout laisse donc penser que le métal jaune va continuer d’intéresser les investisseurs : « L’or a toutes les qualités puisque c’est un actif rare et inaltérable qui peut de surcroit se transmettre facilement de génération en génération » insistent les analystes... Face à l’érosion monétaire que subissent les grandes devises mondiales, faute de crédibilité des politiques monétaire pilotées par les banques centrales, le métal précieux permet de protéger efficacement son épargne sur la durée. Dans le cadre d’une diversification prudente de son patrimoine, détenir de l’or est donc jugé incontournable. Car contrairement aux autres placements, l’or, à l’inverse d’une société cotée qui peut faire faillite ou d’un bien immobilier qui peut être sinistré, incarne avant tout la sérénité. Avantage supplémentaire, l’or peut être négocié à tout moment : acheter ou vendre un lingot d’or ou des pièces comme le fameux Napoléon est une opération simple à réaliser... Il est par ailleurs possible aussi d’intervenir sur le marché de l’or en passant par des ETF à la portée de toutes les bourses. Contrairement à l’immobilier par exemple, ou à d’autres formes de placements, l’or offre ainsi une excellente liquidité, de quoi rassurer les plus inquiets ! Article du Parisien, site ci-dessous : https://www.leparisien.fr/economie/le-dossier-de-l-investisseur/or-plus-que-jamais-incontournable-16-07-2025-TEC6SRF66NHZXGAYKC72OHKTO4.php?tblci=GiBxyTBRQXQybUtwOydaoYqSybpJwrsuBXKb6RvbuqGnMyD67VAowrXZ4eD13PlsMLeWYg#tblciGiBxyTBRQXQybUtwOydaoYqSybpJwrsuBXKb6RvbuqGnMyD67VAowrXZ4eD13PlsMLeWYg
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